Le jeudi 11 juin 2026, un groupe de 258 personnes, majoritairement des femmes et des enfants nigériens, a été rapatrié vers Lagos, capitale économique du Nigeria. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre d’une escalade brutale des violences xénophobes au sein des régions sud-africaines.
Ce groupe avait été expulsé après que des milices autoproclamées aient imposé aux personnes sans papiers de quitter l’Afrique du Sud avant le 30 juin. Certains d’entre eux n’ont jamais connu le Nigeria et doivent désormais reconstruire leur existence à partir de zéro.
« Nous sommes de retour à la maison », ont déclaré certains passagers en sortant de l’avion, bras levés et enveloppés dans des vêtements adaptés au froid continental.
L’Afrique du Sud a connu des épisodes récurrents de tensions contre les étrangers, mais cette année la situation s’est aggravée. Des témoignages indiquent que des foules ont battu et intimidé des ressortissants pour les forcer à partir avant la date limite fixée.
Selon les autorités sud-africaines, tous ces individus étaient en situation irrégulière dans le pays et seront interdits de séjour pendant cinq ans minimum. « Maintenant, je suis libre mais je ne sais pas ce que cela signifie », a confié une femme n’ayant jamais revu son pays depuis l’enfance.
Le gouvernement nigérian a annoncé un don de 630 euros à chaque ressortissant rapatrié. Parallèlement, le Ghana s’apprête à expulser près de 300 personnes en situation irrégulière après des violences racistes similaires, révélant une crise qui menace l’intégrité même du partenariat panafricain.












