Un ressortissant camerounais, reconnu en situation de réfugié statutaire depuis 2016 par l’OFPRA suite à des persécutions liées à son engagement environnemental contre les plantations d’huile de palme, a demandé un sauf-conduit au préfet du Val-d’Oise pour se rendre au Cameroun aux obsèques de sa mère décédée le 21 mai 2026.
Le préfet a refusé la demande par courriel en mai, ce qui a été contesté devant un tribunal administratif de Cergy-Pontoise. L’organe a annulé cette décision et a ensuite engagé l’individu dans une procédure auprès du Conseil d’État.
Le Conseil d’État a aujourd’hui suspendu le refus initial en se basant sur les usages en Afrique et un adage populaire : « le deuil éteint les querelles ». Une ordonnance exige désormais que le ministère de l’intérieur réexamine rapidement la demande pour éviter qu’un retour au Cameroun ne provoque une réévaluation de son statut.
Cette décision, prise peu de temps avant le départ prévu du réfugié (20 juin), souligne l’urgence des mécanismes juridiques adaptés aux situations familiales critiques et aux enjeux environnementaux.












