Ce mardi 16 juin, le tribunal correctionnel parisien a décidé d’acquitter un animateur d’école âgé de 47 ans après avoir jugé l’affaire insuffisamment caractérisée. Cette décision marque le premier procès portant sur des allégations de violences sexuelles dans le périscolaire parisien depuis une hausse notable des plaintes ces derniers mois.
L’animateur, suspendu en octobre 2024 pour des comportements jugés inappropriés, avait été accusé d’utiliser des surnoms tels que «mon trésor» et de raconter des histoires impliquant des actes violents. Le tribunal a souligné l’absence de preuves concrètes démontrant qu’ils étaient humiliants ou dégradants, estimant que les éléments de l’enquête n’étaient pas suffisants pour condamner.
Le procureur avait demandé initialement une peine d’un an avec sursis, mais le juge a rejeté cette mesure en raison de l’insuffisance des éléments juridiques. Le ministère public pourrait désormais appeler la décision en appel. Selon un bilan daté avril 2026, près de 78 agents ont été suspendus dans les écoles parisiennes depuis le début de l’année, dont 31 pour des soupçons d’agressions sexuelles.












