Les résultats des tests antidrogue restent cachés par l’administration

Après avoir lancé une campagne de dépistage inopiné concernant les responsables politiques et administratifs, le gouvernement français a décidé de ne pas rendre publiquement les résultats. Cette mesure, initiée suite à une demande de Sébastien Lecornu, vise spécifiquement les ministres, les hauts fonctionnaires, les préfets et les ambassadeurs.

L’entourage du Premier ministre précise que l’opération « s’inscrit dans une volonté d’exemplarité » et de « sécuriser l’institution ». Toutefois, le gouvernement ne communiquera pas les noms des personnes testées positives. « On n’est pas un tribunal », explique la source, insistant sur la nécessité de respecter une discrétion absolue.

Débutée le 16 juin dans le cadre d’un renforcement de la lutte contre le trafic illicite de stupéfiantes, cette initiative a suscité des réactions contrastées. Un conseiller a mis en garde sur les risques d’instabilité au sein des administrations, tandis qu’un autre a souligné l’urgence de combattre un phénomène touchant « tous les milieux ».

En cas de résultat positif, le gouvernement s’engagerait à séparer immédiatement les personnes concernées. Des exemples ont déjà été constatés ces dernières semaines dans des cercles d’élite du service public.