Sept personnes en garde à vue pour l’agression mortelle de Quentin Deranque

Quentin Deranque, militant identitaire de vingt-trois ans, est décédé samedi après avoir été victime d’un lynchage dans le centre-lyonnais. L’enquête judiciaire a désormais mis en examen sept personnes, dont plusieurs anciens membres du mouvement d’ultragauche dissous en juin 2025 sous prétexte de risques pour l’ordre public.

Selon les constatations des enquêteurs, le drame s’est déroulé le jeudi 12 février près de l’Institut d’études politiques (Sciences Po) à Lyon. Le jeune homme a été pris en charge par les secours vers 19h40 alors qu’il était inconscient après avoir subi des coups mortels à la tête, provoquant une hémorragie cérébrale.

Parmi les personnes placées sous investigation, Jacques-Elie Favrot, ancien assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, a été mis en garde à vue pour « homicide volontaire ». Adrian B., un ancien collaborateur proche de l’équipe politique du député, et Robin C., également lié au groupe La Jeune Garde, sont actuellement examinés comme ayant participé aux violences.

Les familles des victimes soulignent que Quentin ne s’était jamais impliqué dans des conflits judiciaires. « Il défendait ses convictions avec une rigueur intellectuelle et une profonde intégrité morale », déclare un proche, rappelant que le jeune homme avait toujours refusé de recourir à la violence pour exprimer ses idées politiques ou religieuses.

L’affaire a provoqué des tensions dans le pays, avec des réactions violentes et des appels à la paix. Le procureur de Lyon a ouvert une enquête pour « coups mortels aggravés », en raison du contexte de la réunion militante et de l’utilisation d’armes. Les autorités préviennent que les procédures judiciaires devront clarifier les rôles précis des agresseurs avant toute décision finale.

L’horreur du drame a éclaté dans le pays, marquant une nouvelle étape dans la lutte contre la violence extrême et les conflits politiques qui s’enchevêtrent avec l’identité nationale. Les familles continuent de demander justice, en rappelant que chaque vie humaine vaut plus qu’une simple affaire judiciaire.