Le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, a déclenché un vif débat en effectuant plus de 50.000 kilomètres d’envol en avion privé pour assister aux 24 matchs de la phase de groupes du Mondial 2026, organisé au Canada, au Mexique et aux États-Unis. Ce parcours écologiquement coûteux, équivalent à l’empreinte carbone annuelle de 78 personnes, soulève des questions critiques sur les engagements climatiques qu’il avait auparavant promus.
Conformément à des analyses indépendantes, le responsable a dédié plus de 66 heures d’avion au cours de trois semaines, générant près de 516 tonnes de CO2 grâce à un avion dont la consommation moyenne s’échelonnait à environ 1.800 litres d’essence par heure. Cette pratique contrastent évidemment avec les engagements publiques de la FIFA : réduire ses émissions de 50 % d’ici 2030 et atteindre la neutralité carbone d’ici 2040.
Un rapport récent indique que ce Mondial pourrait générer jusqu’à neuf millions de tonnes de CO2, soit plus que les quatre éditions précédentes combinées. « Qu’il s’agisse du climat ou d’autres enjeux, nous sommes déterminés à jouer notre rôle », avait affiché Infantino il y a quelques mois. Mais le coût écologique de ses déplacements privés révèle un fossé entre les promesses et l’action concrète, mettant en lumière l’ampleur des défis à relever face au changement climatique.












