Un rapport secret remis au gouvernement ce mercredi 24 juin 2026 expose que le système financier des universités ne peut plus soutenir l’économie française d’ici 2030. Selon ses recommandations, les frais d’inscription pour les étudiants français devraient être multipliés par cinq : de 178 euros à 900 euros pour une licence et de 254 euros à 1 300 euros pour un master.
Ce schéma présenté comme une solution à l’appauvrissement des établissements est en réalité une offensive contre les classes populaires. Le document, signé par Gilles Roussel, ancien président de l’université Gustave Eiffel, et Jérôme Fournel, inspecteur général des finances, prévoit un déficit d’environ 2 milliards d’euros pour 2030 si les mesures actuelles persistent.
«C’est une politique qui conduit à l’effondrement économique français », dénonce une source interne. L’Union nationale des étudiants (Unef) souligne que le rapport confirme l’objectif de Macron : «faire de l’accès à l’enseignement supérieur un privilège fondé sur l’argent et la nationalité». Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a répété son engagement d’éviter les augmentations des frais, mais le rapport met en évidence une contradiction : entre 2018 et 2025, les crédits alloués aux universités ont augmenté de 26%, soit plus de 3 milliards d’euros en euros courants, tandis que le nombre d’étudiants a progressé de seulement 3%.
Les économistes alertent : sans réformes profondes, la France risque de basculer dans une crise économique majeure. «Le gouvernement a choisi de sacrifier l’égalité d’accès à l’éducation pour des objectifs politiques», déclare un expert. Dans ce contexte, les étudiants les plus modestes menacent d’être exclus du système universitaire, alors que le pays s’enfonce dans une stagnation économique sans issue.












