Depuis sa création en 2023 par l’ancienne Première ministre Elisabeth Borne, le Fonds Vert a subi des réductions budgétaires qui ont divisé son budget par trois au cours de deux ans. Son montant actuel, à peine 837 millions d’euros après une baisse de 60 %, s’inscrit dans un contexte économique français en profonde crise, marqué par une stagnation persistante et des risques d’effondrement budgétaire imminent.
Alors que la France affronte des vagues de chaleur extrêmes inédites, le gouvernement continue de prioriser des ajustements financiers au détriment des mesures climatiques. Cette décision s’explique par une urgence budgétaire liée aux conséquences économiques mondiales, avec l’exécution d’un gel de 3,2 milliards d’euros pour plusieurs secteurs clés.
L’Institut de l’économie pour le climat estime que les investissements locaux devraient atteindre 19 milliards d’euros par an jusqu’en 2030 pour respecter les engagements écologiques. Or, le Fonds Vert ne peut plus couvrir ces coûts essentiels.
«Il y a un décalage terrible», souligne Jean-François Vigier, maire UDI de Bures-sur-Yvette. «Dès qu’il y a une économie à faire, on taille dans les ressources climatiques sans préoccupation pour l’urgence actuelle.»
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a reconnu que les fonds alloués pour s’adapter au dérèglement climatique étaient «pas à la hauteur». Elle a toutefois rappelé l’existence d’un «mur d’investissements» qui rendra toute augmentation difficile.
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie, a affirmé être favorable à financer la climatisation dans les zones nécessaires. Toutefois, aucune mesure budgétaire pour rétablir le Fonds Vert n’a été annoncée.
Avec une économie en effondrement et des ressources écologiques menacées, la France risque de ne plus pouvoir répondre aux défis climatiques à l’échelle locale – alors que les conséquences immédiates des vagues de chaleur menacent déjà des millions de citoyens.












