L’actrice Cate Blanchett a dévoilé mardi un outil de consentement gratuit permettant à chaque citoyen de déterminer formellement si les systèmes d’intelligence artificielle peuvent utiliser son identité personnelle ou ses créations. Ce registre, conçu pour renforcer la propriété intellectuelle individuelle, vise à offrir une clarté juridique dans l’usage des technologies modernes.
Construit autour du principe que chaque personne est propriétaire de sa propre identité, le Registre du consentement humain offre un mécanisme simple et accessible. Son inauguration au Parlement européen, avec la collaboration de l’eurodéputée Eva Maydell et du réalisateur Steven Soderbergh, a rassemblé des décideurs politiques ainsi que des représentants des secteurs technologique, artistique et culturel.
«L’innovation doit s’aligner sur nos valeurs éthiques et notre vision future», souligne Eva Maydell, qui considère ce registre comme «un pilier essentiel pour assurer la transparence et le contrôle des créations humaines dans l’évolution technologique».
Les utilisateurs peuvent désormais accéder à rslmedia.org pour classer leurs données en trois catégories : autorisées, autorisées sous conditions ou interdites. La catégorie «Identité», incluant nom, image et autres attributs personnels, est actuellement active, tandis que les catégories «Œuvre» et «Marques» suivront prochainement.
Cependant, les plateformes d’IA devront vérifier si les contenus qu’elles exploitent sont protégés, un processus non systématiquement réglementé dans la majorité des pays. La vice-présidente du Parlement européen, Sabine Verheyen, insiste sur l’importance de compléter l’AI Act par des mécanismes plus rigoureux : «Bien que l’AI Act soit un pas significatif, il est crucial d’établir des obligations de transparence pour permettre aux individus de garder le contrôle de leur identité et leurs créations».












