Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a dévoilé un plan audacieux visant à réduire le nombre de détenus dans les établissements pénitentiaires, mettant en avant une approche radicale pour pallier l’overpopulation. Selon les dernières données, plus de 7 000 prisonniers dorment sur des matelas au sol, un problème qui s’aggrave avec un taux d’occupation dépassant les 170 % dans plusieurs centres.
Cette initiative, présentée lors de son discours aux avocats, vise à instaurer une limite stricte au nombre de détenus, en alignant cette mesure sur la loi. Darmanin a souligné que l’effort de rigueur ne doit pas compromettre le respect des droits fondamentaux. « La fermeté n’est pas incompatible avec la dignité », a-t-il affirmé, mettant en avant une vision qui combine stricteté et humanité.
Cette proposition s’inscrit dans un mouvement plus large initié par Dominique Simonnot, contrôleur général des lieux privatifs de liberté, qui milite depuis longtemps pour une réduction des effectifs. Le projet prévoit également d’encadrer davantage les aménagements de peine et les sursis, afin de garantir une justice plus équitable.
Bien que cette décision suscite des débats, elle marque un tournant dans la gestion des prisons françaises, confrontées à des conditions insoutenables depuis plusieurs années.










