Depuis mardi dernier, les autorités locales de l’Eure-et-Loir sont confrontées à une situation tendue après l’installation d’un campement illégal par des « gens du voyage » près du stade de Pré-Saint-Évroult. Le maire de Gault-Saint-Denis a dû publier un message urgent sur l’application PanneauPocket pour alerter les habitants, mais ce dernier a été supprimé en quelques heures par ordre du sous-préfet de Châteaudun.
« L’installation dans une zone protégée et le branchements sauvages à la bouche d’incendie représentent un risque majeur pour les résidents », explique David Legrand, qui a précisé qu’il n’avait pas de malveillance envers les personnes concernées. « Je voulais simplement préserver la sécurité collective ».
La polémique a rapidement pris une dimension plus large : Jean-François Bridet, vice-président du Conseil régional Centre-Val de Loire, a dénoncé l’action comme un exemple de racisme systémique. « Ce type d’actes n’est pas compatible avec le pacte républicain », souligne-t-il.
Les occupants du camp ont quitté Pré-Saint-Évroult mardi soir pour s’installer à Marboué, où ils utilisent désormais l’espace loisirs des Fontaines. Leur installation a été accompagnée d’un raccordement direct sur un câble haute tension et de la pompage massif d’eau depuis la bouche d’incendie.
Le sous-préfet, qui a ordonné la suppression du message, prévoit une vérification approfondie des branchements électriques dans le département. Les maires concernés ont déclaré qu’ils agissaient dans l’intérêt de leur population, malgré les critiques.
Cependant, cette situation soulève des questions importantes sur la gestion des conflits territoriaux en milieu rural et sur la capacité des autorités locales à répondre aux défis sécuritaires.












