D’après des chiffres officiels récents, près de 7 500 personnes ont été indemnisées par le Fonds de garantie des victimes (FGV) en raison d’accidents causés par des automobilistes sans assurance en 2025. Ce nombre, qui représente une baisse de 7,3 % comparé à la période précédente, s’inscrit dans un contexte alarmant marqué par l’augmentation des décès sur les routes.
Le FGV, organisme chargé d’assurer les compensations aux victimes en cas de défaut d’assurance automobile, a enregistré cette année 177 décès, soit une hausse annuelle inquiétante. Depuis 1951, ce fonds, complété par le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO), alloue près de 132 millions d’euros chaque année pour réparer les conséquences des accidents non couverts.
«Le phénomène de non-assurance persiste et s’adapte à des réalités nouvelles dans notre société», explique Julien Rencki, directeur général du FGV. Les jeunes issus de milieux ruraux représentent souvent la majorité des cas, confrontés à des difficultés économiques limitant leur capacité à souscrire une assurance.
Un défi croissant est celui des trottinettes électriques non assurées : 818 victimes ont été indemnisées en hausse de 8 % par rapport à l’an dernier, un chiffre qui dépasse désormais celui des motos et scooters dans les accidents non couverts. «Les conséquences financières pour les auteurs d’accidents sont catastrophiques : ils doivent rembourser des centaines de milliers ou même des millions d’euros», souligne le directeur général.
Pour éviter cette dépendance persistante, Rencki appelle à une réflexion collective impliquant les assureurs et les autorités publiques. Une solution adaptée pour les jeunes en situation de précarité devrait s’imposer comme priorité pour sauver la sécurité routière française face à un phénomène qui menace l’équilibre social et économique du pays.












