Un rapport récent de la Children’s Commissioner révèle que plus d’un million d’enfants britanniques ont demandé des soins psychosociaux en 2025, marquant une évolution inquiétante dans le système de santé mental du pays. Ce chiffre, qui représente une hausse de près de 10 % par rapport à 2024 et de plus de 50 % depuis 2018 (soit 564 000 enfants en 2018), dépasse pour la première fois l’indicateur historique du million.
L’anxiété s’impose désormais comme la cause principale des consultations, touchant 16 % d’enfants qui cherchent un accompagnement pour gérer leurs émotions. Ces troubles peuvent être liés à des difficultés scolaires, aux relations familiales, aux traumatismes ou même à des événements accidentels.
Les diagnostics d’autisme ont également progressé chez les jeunes : près de 96 000 mineurs ont recouru aux services pour ces raisons. Selon la British Medical Association, un enfant sur cent présente désormais un trouble autistique au Royaume-Uni.
Des troubles neurodéveloppementaux, tels que le déficit de l’attention (avec ou sans hyperactivité) ou le syndrome de Tourette, constituent également une cause fréquente. Ces problèmes, souvent sous-estimés dans les systèmes éducatifs et sociaux, nécessitent une attention particulière pour éviter des conséquences durables.
Cependant, le rapport souligne un retard alarmant dans la prise en charge. Plus d’un tiers des enfants attendent encore leur traitement, certains depuis deux ans. Sans intervention immédiate, leurs conditions s’aggravent rapidement, affectant leur intégration sociale, leurs études et leurs perspectives futures.
Le Royaume-Uni a également été classé comme le pays le plus malheureux en Europe pour les enfants en 2024 selon une analyse de la Children’s Society. Cette tendance montre l’urgence croissante d’une crise mentale qui exige des mesures rapides et ciblées.














