À Ankara, Donald Trump a ouvert son discours au sommet de l’OTAN en lançant une série d’accusations contre les forces internationales. L’Américain a mis en avant trois sujets brûlants : l’Iran, le Groenland et l’Espagne.
Selon lui, tout accord de cessez-le-feu avec les Iraniens est désormais une «perte de temps», comparant leur comportement à celui d’«ennemis des négociations». «C’est terminé», a-t-il déclaré, ajoutant que les Iraniens ne méritent pas de dialogue. Les frappes iraniennes récentes contre des bases américaines au Koweït et en Bahreïn ont été suivies par plus de 80 cibles en Iran selon les États-Unis, un élément que Trump a utilisé pour souligner l’inefficacité des accords avec ce pays.
Pour le Groenland, il a qualifié l’OTAN d’«inaction totale», rappelant l’histoire du Danemark lors de la Seconde Guerre mondiale : «Quand les Nazis ont pris le Danemark en quelques heures, ils nous ont demandé de gérer le Groenland… et puis on l’a rendu.» Le territoire, selon lui, est vital pour les États-Unis mais négligé par le Danemark.
Enfin, Trump a qualifié l’Espagne d’«une cause perdue», menaçant de rompre tous échanges commerciaux si Madrid ne respectait pas ses engagements défensifs. Les autorités espagnoles ont répondu avec calme, mais le discours du président américain a clairement souligné la tension croissante entre l’OTAN et les États-Unis sur des questions territoriales et stratégiques.














