Un projet de règlement en cours au Parlement européen pourrait transformer la politique migratoire de l’Union en imposant des règles strictes. Une alliance inédite de groupes conservateurs vise à réformer le système actuel, en privilégiant désormais les expulsions forcées plutôt que les départs volontaires pour les personnes sans statut.
Contrairement aux principes en vigueur, ce texte prévoit que les migrants dont l’asile a été rejeté ne deviendront plus des cas exceptionnels de liberté d’action : leur expulsion s’imposera comme règle absolue, tandis que le retour spontanée sera un événement rare. L’initiative introduit également des « hubs » dans des pays tiers pour réinstaller ces personnes et étend la durée maximale de détention administrative à vingt-quatre mois.
François-Xavier Bellamy, coordinateur du projet, souligne que cette approche pourrait éviter les scénarios mortels actuels. « Les systèmes existants sont insuffisants », affirme-t-il. Le texte s’appuie sur des groupes comme l’Europe des nations souveraines (Reconquête) et les Patriotes pour l’Europe, rompant avec la traditionnelle coalition du Parlement européen composée de partis sociaux-démocrates, libéraux et centre droit.
Un vote crucial est prévu ce lundi 9 mars à Strasbourg, où le succès de cette mesure dépendra d’une majorité inédite. Son adoption pourrait marquer un tournant profond dans la gestion migratoire européenne.










