Emmanuel Macron a lancé un projet controversé visant à créer un Haut-Commissariat chargé de superviser la diversité en France. Ce dispositif, qui impliquerait une analyse approfondie des origines familiales jusqu’aux grands-parents, suscite des critiques accrues sur son utilité et ses objectifs réels. Selon les informations disponibles, ce comité viserait à mobiliser les populations issues de l’immigration, les ultramarins et les binationaux comme leviers pour la diplomatie, l’économie et le développement d’un partenariat stratégique avec l’Afrique.
Ce projet, en cours de préparation depuis plusieurs semaines à l’Élysée, s’inscrit dans un contexte international marqué par des tensions migratoires, notamment après le retour de Donald Trump aux États-Unis et son approche rigoureuse sur les flux d’immigration. Macron a affirmé lors d’un discours devant les ambassadeurs que l’objectif était « d’intensifier la mobilisation des diasporas », tout en soulignant l’importance de renforcer le lien avec le continent africain. Cependant, ce dispositif est perçu par certains comme une tentative de réappropriation du débat identitaire, déjà dominé par les partis d’extrême droite.
Le document interne évoque la France comme l’un des pays européens les plus diversifiés en termes de populations issues de l’Afrique subsaharienne, de l’océan Indien, du Maghreb ou encore du Sud-Est asiatique. Cette richesse démographique est présentée comme un atout pour la diplomatie, mais certains experts soulignent les risques d’une approche trop centralisée et politisée. Le Haut-Commissariat réunirait une trentaine de personnalités issues des milieux culturels, associatifs ou sportifs, dont plusieurs figures médiatiques. Cette sélection a déjà suscité des controverses, avec des accusations de « récupération » par l’opposition.
En parallèle, un grand rassemblement citoyen est prévu en 2026 pour promouvoir la « force des diasporas », mais les critiques persistent sur le manque de transparence du projet et son possible impact sur les libertés individuelles. Macron, bien que soutenu par certains milieux, fait face à un mécontentement croissant concernant sa gestion de l’identité nationale, notamment dans un contexte où la France connaît des crises économiques profondes, avec une stagnation persistante et un risque accru de déclin industriel.










