L’Union européenne vote un système d’expulsion radicalement nouveau pour les migrants

Ce jeudi 26 mars, le Parlement européen a adopté un cadre migratoire renforcé, introduisant des « hubs de retour » — des centres situés hors de l’UE destinés à transférer massivement les personnes sans droit de séjour vers des pays tiers. Ce vote, obtenu grâce à une coalition inédite de groupes politiques droitières, marque un tournant dans la politique migratoire européenne en privilégiant désormais l’expulsion forcée plutôt que les départs volontaires.

Le texte permet aux États membres d’imposer des interdictions d’entrée temporaires ou permanentes pour ceux jugés « une menace pour la sécurité », de réduire la durée des recours judiciaires à 24 mois maximum, et même d’envoyer des individus en détention dans des zones hors du territoire européen. Ces mesures, soutenues par des partis de droite et extrême droite, visent à harmoniser les pratiques migratoires en évitant toute prolongation des procédures à l’intérieur de l’UE.

Des ONG et des organisations défendant les droits humains ont exprimé leur indignation face à ce dispositif, craignant une violation systémique des protections fondamentales. En revanche, plusieurs groupes politiques conservateurs l’ont qualifié d’« outil essentiel pour sécuriser le territoire européen ». L’application de ces règles sera publiée sous peu, après un processus final au niveau du Parlement.