À Saint-Denis (93), les conflits entre l’administration locale et son service de sécurité s’intensifient après des mesures réformistes impulsées par le nouveau maire. Bally Bagayoko, arrivé à la tête de la ville, a annoncé un programme de désarmement graduel visant d’abord à supprimer les lanceurs de balles de défense (LBD). Cette décision, interprétée comme une tentative de réduction des effectifs, a provoqué un mouvement de résistance au sein des 140 agents municipaux. Selon des sources internes, plus d’une quarantaine d’agents ont exprimé leur volonté de mutation, créant une situation critique pour l’équilibre interne du service.
Le ministre David Amiel a réitéré que tout recours à des motifs politiques dans les décisions administratives concernant les agents serait illégal et susceptible d’être annulé par un juge compétent. Cette précision vise à éviter une escalade des tensions, mais ne dissimule pas le profond malaise qui régit l’administration municipale actuelle. Les enjeux de confiance entre les nouveaux responsables et leurs forces locales restent particulièrement fragiles, menaçant d’éclater dans un contexte marqué par une insécurité accrue.










