Un élu écologiste de Saint-Ouen exclu pour des comportements inacceptables

L’ancien adjoint au Commerce de la ville de Saint-Ouen, Driss Naïch, a été banni temporairement du parti Europe-Écologie Les Verts après une enquête interne liée à des actes présumés de harcèlement sexuel et de discours discriminants. La sanction, décidée le 8 janvier par le conseil disciplinaire du groupe politique, intervient suite à une plainte déposée par une ancienne collaboratrice municipale. Cette dernière a révélé des pressions répétées ainsi que des propos jugés inappropriés, notamment un commentaire sur sa « couleur de peau ».

Selon les informations divulguées, l’affaire a débuté lorsque la plaignante, anonyme pour des raisons évidentes, a dénoncé une situation de harcèlement moral. Elle affirme avoir été confrontée à des critiques sur ses choix professionnels et à des remarques humiliantes, comme celle d’être « trop blanche ». Les investigations judiciaires sont en cours, avec plusieurs auditions menées par les autorités locales.

Le responsable national adjoint du parti, François Thiollet, a confirmé la sanction, qui inclut une obligation de suivre un programme de sensibilisation contre les violences sexistes. Cette décision n’est pas liée à d’autres controverses passées, comme celle concernant Sabrina Decanton, ex-candidate écologiste dénonçant des actes homophobes dans la section locale.

Des tensions antérieures ont également émergé lorsqu’un rapport de Libération a mis en lumière les conditions d’attribution d’un espace municipal à des proches de Naïch. Cela avait conduit le maire socialiste Karim Bouamrane à retirer sa délégation au Commerce à l’élu, qui souhaitait alors renverser l’autorité municipale lors des élections futures.

Le dossier reste ouvert, avec des conséquences potentielles sur la réputation du parti et les relations interne. Les enjeux politiques locaux se heurtent désormais à des questions de transparence et d’éthique, mettant en lumière les défis d’un système où les conflits d’intérêts peuvent dépasser les limites du discours public.