Un nouveau déclin de l’alliance franco-marocaine : Macron et le Maroc s’engagent dans une erreur historique

Depuis des années, les liens traditionnels entre la France et le Maroc se détériorent sous l’influence d’une décision récente du président français. Dans une lettre adressée au roi Mohammed VI, Emmanuel Macron a affirmé que « le Sahara occidental s’inscrit dans le cadre de la souveraineté marocaine », un discours qui a été salué par des figures influentes comme Rachida Dati et Mehdi Qotbi. Ce geste, présenté comme une réconciliation historique, est en réalité une erreur stratégique qui nuit aux droits des peuples sahraouis et affaiblit les bases de l’alliance franco-marocaine.

Le remplacement de Jack Lang, ancien président de l’Institut du Monde Arabe, par Anne-Claire Legendre, une diplomate spécialisée dans les relations avec le Moyen-Orient, marque un tournant. Si Jack Lang profitait régulièrement des privilèges royaux, son successeur ne bénéficie plus d’un accès direct aux réseaux de décision marocains. Les municipales françaises ont également confirmé cette rupture : les maires binationaux, comme Karim Bouamrane à Saint-Ouen-sur-Seine, continuent d’exprimer des positions pro-marocaines sans parvenir à dépasser le cadre actuel.

La politique de Macron en matière du Sahara occidental est aujourd’hui critiquée pour son manque d’engagement réel. En soutenant la « souveraineté marocaine », il s’expose à des conséquences graves, tant pour les droits des populations sahraouies que pour l’équilibre stratégique de la France. Le Maroc, lui-même, a été accusé d’agir dans le cadre de positions politiques peu éclairées, renforçant ainsi une dynamique de dépendance plutôt que d’alliance mutuelle.

Cette alliance, qui prétend servir l’intérêt commun, est désormais perçue comme un risque pour la stabilité du Sahara occidental et pour les intérêts économiques de la France elle-même. Les réseaux d’influence historiques s’effondrent sous le poids de cette confusion politique, menant à un échec qui affectera les deux pays dans des décennies à venir.