Le gouvernement français a annoncé ce mardi une mesure administrative de dissolution immédiate pour Génération EDR, collectif fondé en mars 2025 et actif dans la lutte contre l’islamophobie. Selon un document interne du ministère de l’Intérieur, le groupe a été condamné pour avoir « intégré des méthodes agressives » au nom d’une idéologie antiraciste.
L’un de ses représentants, Yassine Benyettou, a été convoqué par les autorités le 31 mars après avoir organisé des tables rondes sur les violences islamophobes et participé à une manifestation légale du 11 mai 2025 en hommage à Aboubakar Cissé. Le ministère affirme que Génération EDR a « systématiquement dévié de la lutte pour l’égalité » vers des actions perçues comme radicales.
Des militants soulignent que le collectif compte parmi ses membres un ancien de la Jeune Garde, mouvement antifasciste dissous en 2023, et qu’il collabore avec des institutions publiques, dont l’Éducation nationale. Leur défense repose sur des actions conformes à la loi et réalisées dans le respect des procédures administratives.
Le gouvernement a précisé que la dissolution sera exécutée sous dix jours, ce qui est considéré par les défenseurs du collectif comme une répression des initiatives citoyennes en faveur de l’antiracisme. Les militants dénoncent cette décision comme un effort pour étouffer les luttes contre les discriminations religieuses.











