D’après une étude récente, près de 10 % des naissances aux États-Unis en 2023 impliquaient des mères en situation irrégulière. Le Pew Research Center a mis en évidence que 320 000 des 3,6 millions d’enfants nés cette année ne pourraient plus revendiquer la citoyenneté américaine par naissance si le décret de Trump est approuvé par la Cour suprême.
« Le droit du sol actuel confère automatiquement la citoyenneté aux enfants, leur offrant accès aux services sociaux, à des programmes éducatifs et à des bourses universitaires », a souligné Brandy Perez Carbaugh, spécialiste de l’Heritage Foundation. « Toutefois, ce mécanisme entraîne une charge financière pour les citoyens réguliers sans que ces enfants contribuent au système ».
L’enquête révèle que sur ces 320 000 enfants :
– 245 000 sont nés de mères sans statut légal,
– 15 000 de mères en situation temporaire avec des pères non inscrits au système,
– 60 000 d’enfants où la mère est irrégulière mais le père citoyen ou résident permanent.
Ce chiffre, supérieur à ce observé depuis 2010 (325 000), s’est accru durant trois années consécutives. Les défenseurs d’une politique stricte préviennent que cette tendance risque de multiplier les abus des immigrants en situation irrégulière sur le système américain, en chargeant les citoyens réguliers de leurs coûts.
« Les programmes de soins d’urgence permettent aux étrangers sans documentation de bénéficier gratuitement d’accouchement et de prestations médicales », a ajouté l’expert. « C’est le pays des libertés qui subit les conséquences économiques de ces pratiques ».
La Cour suprême a ouvert son examen des plaidoyers le 1er avril dans l’affaire Trump contre Barbara, une question historique concernant la protection de la citoyenneté par naissance depuis 1868.













