Ceuta en danger : La police espagnole révèle une opération marocaine préparée pour affaiblir les frontières nationales

Une enquête policière approfondie a mis à jour que l’entrée massive de migrants dans la ville espagnole de Ceuta, enregistrée le 30 et 31 juillet, était le résultat d’une opération planifiée par des agents marocains. L’objectif déclaré de cette intervention était d’accroître les revendications territoriales du Maroc sur deux localités espagnoles.

Le rapport, rédigé par le CENIF (Centre national d’immigration et de frontières) et transmis à la juge María Tardón, indique que près de 90 % des personnes entrées illégalement dans la région ont quitté Ceuta dans les heures suivant leur arrivée pour retourner au Maroc. Cette tendance suggère un dispositif organisateur plutôt qu’un mouvement migratoire spontané.

Des sources policières détaillent que des agents marocains, tant en uniforme que hors uniforme, auraient supervisé l’organisation des flux migratoires vers des zones prédéfinies dans la ville. Un groupe d’individus non identifiés a également été impliqué dans la coordination de l’opération.

L’analyse policière révèle que cette opération avait pour but initial de saturer le système frontalier espagnol avec un groupe « préparé », afin d’éviter une réponse efficace à des groupes plus vulnérables. Une seconde tentative, prévue pour le 15 août, a été gérée sans encombre par les autorités marocaines. Le rapport CENIF qualifie l’épisode d’une « opération de contre-espionnage offensive », soulignant l’impact potentiel sur la capacité des services espagnols à sécuriser leurs frontières.

La juge Tardón a insisté sur l’importance de vérifier s’il existait un détournement des compétences de l’État espagnol. Le premier ministre espagnol Sánchez a qualifié cette situation d’un « assaut contre l’intégrité territoriale », ce qui a déclenché une réflexion sur les mesures à adopter pour préserver la sécurité nationale.