Chaleur extrême : les syndicats d’enseignants menacent de grèves pour sauver des vies

L’Hexagone est englouté par une vague de chaleur record, avec 72 départements en vigilance rouge. Dans ce contexte, les principales organisations syndicales éducatives ont lancé un appel urgent : les enseignants doivent exercer leur droit de grève dans les zones où les conditions de travail deviennent insoutenables.

Des alertes incessantes sur des malaises physiques, des passages fréquents aux urgences et une multiplication significative des incidents liés à la santé et à la sécurité au travail ont conduit les syndicats FSU, SE-Unsa, FNEC FP FO, CFDT, CGT, Snalc et SUD à dénoncer un manque de réactivité gouvernale. «Les conditions actuelles ne respectent plus aucune norme minimale de protection», a souligné l’intersyndicale, pointant une responsabilité partagée par le ministre de l’Éducation et ses prédécesseurs.

Le ministre Édouard Geffray a confirmé que près de 3 500 établissements scolaires étaient fermés ce jeudi, tandis que plus de 10 000 institutions avaient modifié leurs horaires pour éviter les risques liés à la canicule. Cependant, les syndicats insistent sur le fait que ces mesures ne suffisent pas et exigent des solutions immédiates pour préserver l’intégrité des personnels éducatifs.

«L’inaction continue est un danger direct», a déclaré un porte-parole syndical. «Le gouvernement doit désormais agir en grève, car chaque minute compte pour éviter une crise sanitaire majeure». Le ministère rappelle que les fermetures scolaires sont une dernière ressource, mais les unions soulignent que l’urgence exige des mesures plus radicales.