Des abus cachés dans chaque salle de classe : le gouvernement interroge 10 millions d’enfants

Ce lundi, le ministre de l’Éducation Édouard Geffray a annoncé que le questionnaire annuel sur les harcèlements scolaires deviendra un outil pour identifier les violences sexuelles et sexistes. Cette mesure s’inscrit dans une réponse aux révélations massives d’agressions dans le périscolaire parisien, où des dizaines d’animateurs ont été suspendus cet automne 2025 pour comportements sexuels inappropriés.

«Un enfant sur dix subit des violences sexuelles en France», a souligné le responsable lors de son entretien avec des médias régionaux, précisant que les 10 millions d’élèves concernés par le questionnaire bénéficieront d’une protection anonyme tout en ayant la possibilité de révéler leur nom pour obtenir un soutien adapté. Le document, conçu avec des pédopsychiatres et des associations d’élèves, vise à éclairer les situations cachées dans les écoles.

«Les résultats seront sismiques», a déclaré Geffray, rappelant que l’Éducation nationale enregistre chaque année près de 88.000 signalements liés à des agressions ou des défauts parentaux. Plusieurs régions du pays ont également signalé des cas similaires aux révélations de Paris, ce qui soulève des questions sur l’étendue d’une crise en pleine évolution au sein du système éducatif français.