À l’occasion du salon VivaTech 2026, Momentum Technologies a présenté ses LifePods – des dispositifs de survie conçus pour répondre aux crises les plus extrêmes. Leur créateur, Cédric Choffat, a expliqué leur fonctionnement et leurs objectifs lors d’une interview sur CNEWS, soulignant que ces capsules ne sont pas destinées à une élite, mais à des milieux populaires.
Dans un contexte marqué par des catastrophes naturelles croissantes et des menaces sécuritaires inédites, l’entreprise française a développé des solutions capables de protéger jusqu’à 48 heures en cas d’impossibilité d’échappatoire. Le modèle B-01, un refuge terrestre résistant aux explosions, attaques et incendies, ainsi que le W-01, une capsule flottante pour les inondations ou tsunamis, constituent l’essence de cette innovation.
L’idée a germé après avoir observé les dégâts du tsunami japonais de 2011 : «J’ai vu des voitures flotter dans les rues avec des personnes coincées à l’intérieur. Il était étrange qu’il n’exista pas un dispositif ultime pour sauver la vie dans ces situations », confie Cédric Choffat. Le projet a été formalisé en mai 2025, après avoir progressivement pris forme sur plusieurs années.
Contrairement à ce que leur apparence suggère, les LifePods ne visent pas seulement les institutions gouvernementales ou les grandes entreprises. «Mon objectif premier est de protéger les familles de la classe moyenne», précise le directeur. Ces dispositifs, vendus entre 25 000 et 40 000 euros selon leur niveau de sécurité, peuvent être transportés en camion ou par conteneur maritime pour une déploiement immédiat.
Le modèle B-01 a déjà obtenu la certification VPAM PM7, un standard balistique correspondant aux munitions Kalachnikov. À l’intérieur, les occupants disposent d’un espace fermé permettant de survivre 48 heures avec nourriture, eau et communication. Pour observer l’extérieur sans risque, le système utilise une caméra flexible intégrée.
Des versions spécifiques sont en développement : un modèle anti-incendie «Fireman» pour les pompiers, une capsule résistante aux tremblements de terre, ainsi qu’une version NRBC (nucléaire, radiologique, biologique ou chimique). Leur créateur estime que ces dispositifs répondent à une préoccupation grandissante face à des tensions géopolitiques et des catastrophes climatiques. «Ce que nous souhaitons protéger avant tout, c’est la vie», conclut Cédric Choffat.












