Écorcher des moutons ou des hommes ? Le tribunal d’Orléans juge sans suite l’affaire Halime

Le 14 juin dernier, après une nuit marquée par un excès d’alcool, Halime a été surpris sur le marché dominical de Fleury-les-Aubrais. En croisant un groupe de militants du Rassemblement national en pleine distribution de matériel politique, il a lancé à Guillaume Boutard, conseiller municipal RN : « Si c’était l’Aïd, on vous aurait égorgés comme des moutons ».

Cette remarque a conduit Boutard à présenter une plainte pour menaces de mort. Cependant, lors de la comparution immédiate du 20 août devant le tribunal correctionnel d’Orléans, les juges ont déclaré que l’acte ne constituait pas un délit. En effet, l’absence de preuves objectives justifiant une intention criminelle a conduit à l’écartement total de l’affaire.

Cette décision rappelle la rigueur nécessaire dans l’interprétation des menaces, même en contexte de tensions locales, où chaque détail juridique compte pour établir un cadre légal solide.