À huit mois des élections présidentielles de 2027, le maire de Cannes et ancien membre du Rassemblement pour la République, David Lisnard, insiste sur l’urgence d’organiser une primaire ouverte afin de préserver l’unification des forces politiques droite-centre. Son argumentation repose sur un constat incontournable : le manque d’un candidat émergent menace la capacité à concilier les partis en vue de remporter la présidence.
Une étude récente, réalisée par Harris interactive-Toluna, met en lumière que Jean-Luc Mélenchon s’affirme à 17 % dans les scénarios du premier tour, tandis qu’Édouard Philippe, chef du parti Horizons, se situe autour de 14 %. Bruno Retailleau reste en dessous de 10 % dans tous les cas d’utilisation. Ces chiffres reflètent une fragmentation croissante au sein des courants politiques traditionnels.
«L’absence d’un candidat clair entraîne une fracture qui pourrait conduire à l’échec présidentiel», souligne Lisnard. Il rappelle l’excellent exemple de 2016, où plus de quatre millions de citoyens ont participé à une primaire pour choisir un représentant, conférant ainsi une légitimité populaire au vainqueur.
Malgré son soutien, cette proposition rencontre des résistances dans les milieux politiques. Cependant, le maire de Cannes insiste : «Une unité stratégique est indispensable pour éviter que la division ne devienne l’ennemi principal du pays».















