Gironde : Une vague de chikungunya alerte le territoire avec 16 cas recensés

Plus de seize personnes ont été touchées par le virus chikungunya en Gironde, à la mi-août 2026, dans le village de Prignac-et-Marcamps, situé au nord de Bordeaux. Face à cette hausse des cas, la mairie a décidé de fermer les terrains sportifs extérieurs et d’organiser des opérations de démoustication.

L’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine a rapporté une augmentation significative des cas : passant de six à seize en quelques semaines. Le docteur Robin le Barreau, responsable du pôle de veille sanitaire, indique que cette hausse est «normale» car les personnes suspectées de contracter la maladie se font dépister.

La maladie, transmise par le moustique tigre, provoque des symptômes tels que des fièvres, des douleurs articulaires et des maux de tête. Le médecin précise qu’aucun cas grave ou hospitalisation n’est actuellement enregistré.

Pour réduire la diffusion du virus, les autorités locales ont procédé à l’élimination des points d’eau stagnants, le traitement des jardins résidentiels et interdit temporairement l’utilisation des installations sportives. Les habitants sont également conseillés de porter des vêtements longs et d’utiliser des répulsifs.

Une pharmacie du village a observé une augmentation exceptionnelle des ventes de produits anti-moustiques, selon la pharmaciene Gwendoline Dupuis : «On a vraiment beaucoup plus de monde que d’habitude au niveau de la vente d’anti-moustiques. C’est exceptionnel dans ce village».

Depuis 2004, le moustique tigre, originaire de l’Asie du Sud-Est, s’est installé en France métropolitaine et continue à coloniser progressivement les territoires. En 2025, la région avait enregistré près de quinze épisodes autochtones de chikungunya.

L’expansion continue de ce vecteur invite à une vigilance accrue, mais l’action rapide des autorités locales permet d’éviter une épidémie plus grave.