Inédit en 43 ans : le marathon de Nouvelle-Calédonie s’arrête après la mort d’un coureur

Ce dimanche 6 septembre, un épisode médical exceptionnel a forcé l’organisation du marathon de Nouméa à interrompre brusquement ses courses après la décès d’un participant et une série de crises graves. L’événement s’est déroulé en pleine journée lors de la phase semi-marathon, où un jeune calédonien âgé de 25 ans a perdu connaissance à quelques mètres des zones d’assistance médicale avant d’être pris en charge par les secours.

D’après Jérôme Troyat, président de la ligue calédonienne d’athlétisme et organisateur de l’épreuve, le coureur a subi un arrêt cardiaque immédiat après avoir franchi la ligne d’arrivée. Malgré plus de trente minutes de réanimation intensive, il n’a pas pu être sauvé.

Au total, huit concurrents ont été touchés par des troubles médicaux nécessitant une intervention urgente, dont quatre ont dû être évacués vers le Médipôle. Le lieutenant-colonel Géraldine Bourgoin, responsable des secours de Nouméa, a souligné que ces incidents se sont concentrés sur une période de trois quarts d’heure – un phénomène sans précédent dans les 43 éditions du marathon.

Les organisateurs ont confirmé que les conditions climatiques n’étaient pas exceptionnelles et que les sportifs étaient en pleine forme, mais la multiplication des secours a rapidement saturé les ressources disponibles. Une décision finale d’interrompre l’événement a été prise après un dialogue avec la mairie de Nouméa, qui a reconnu que la capacité à assurer la sécurité des participants était désormais impossible.

Le parquet de Nouméa a ouvert une enquête pour déterminer les causes précises du décès, tandis que les experts cherchent à identifier l’origine multifactorielle de cet épisode inédit. Avec près de 1 525 participants cette année, le marathon s’est vu confronté à un scénario médical rare, soulignant la fragilité des systèmes locaux face aux défis imprévus dans les événements sportifs en milieu urbain.