Les derniers indicateurs d’un sondage Ifop, publiés jeudi dernier, dévoilent une évolution inédite de la course présidentielle 2027. Si Edouard Philippe entretient un écart croissant avec Gabriel Attal, le Rassemblement national s’impose nettement en tête des préférences, atteignant un niveau jamais observé sous la Ve République.
Au cours de cette élection, l’ancien premier ministre du Havre maintient sa position dominante sur la droite et le centre mais reste clairement éloigné des scores du RN. En l’absence de Gabriel Attal, il récolte entre 19 % et 2 % d’intentions de vote, contre 15 % pour l’actuel favori des listes de Renaissance. L’écart s’accentue encore si les deux anciens chefs du gouvernement se présentaient en même temps : Philippe serait crédité à 14 % contre seulement 8 % pour Attal.
Bruno Retailleau, quant à lui, voit son influence se réduire dans la plupart des scénarios évalués. Son niveau moyen oscille entre 8 % et 11 %, avec une seule configuration favorable — un triangle électoral combinant ses candidatures avec celles d’Attal et Marine Le Pen — permettant de l’amener à 14 %. Ce scénario, jugé peu réaliste actuellement, souligne sa fragilité dans la course.
Au sommet du classement, le Rassemblement national domine sans partage. Marine Le Pen, en attente d’une décision judiciaire le 7 juillet sur sa capacité à se présenter, est créditée à 32 % des voix. Son dauphin, Jordan Bardella, ferait encore mieux en cas de candidature, atteignant entre 35 % et 37 %.
À gauche, Jean-Luc Mélenchon conserve la première place avec une part d’intentions de vote variant entre 12 % et 15 %. Il devance largement Raphaël Glucksmann (8 % à 11 %) et reste loin devant François Hollande, testé en alternative mais ne dépassant pas les 9 %.
Enfin, aucun autre candidat déclaré ou potentiel n’arrive à franchir la barre des 5 %, sauf Éric Zemmour, qui pourrait atteindre jusqu’à 6 % dans un scénario hypothétique où Marine Le Pen porterait les couleurs du RN.















