Des enquêteurs espagnoles ont révélé que les forces de l’ordre marocaines ont adopté une attitude extrêmement tolérante lors de la vague migratoire qui a secoué Ceuta les 30 et 31 juillet dernier. Selon le Centre national de l’immigration et des frontières (CENIF), un déploiement policière sensiblement réduit a permis aux milliers de migrants d’entrer sans contrôles rigoureux.
Cette crise s’est produite à un moment symbolique : le Maroc célébrait en effet la Fête du Trône, marquant l’accès au pouvoir de Mohammed VI en 1999. Le rapport souligne que les policiers ont négligé les signes d’une mobilisation importante, alors qu’un contrôle plus strict était attendu.
Des témoignages des migrants et des vidéos circulant sur Internet confirment que des agents marocains ont orienté les personnes vers des zones non sécurisées, comme la zone de El Tarajal. Les enquêteurs décrivent une passivité totale des forces de sécurité face aux tentatives d’entrée.
Les autorités espagnoles avaient jusqu’à présent exclu le Maroc de toute responsabilité dans l’événement, mais ce rapport met en cause cette position officielle. Ce manque de réaction rapide a été qualifié d’insuffisance critique dans la gestion migratoire.













