La rénovation énergétique en déclin : les aides clés de MaPrimeRénov’ disparaissent à partir du 1er septembre

Un changement radical affecte le programme MaPrimeRénov’ dès le 1er septembre. L’État français supprime désormais plusieurs travaux considérés comme fondamentaux pour réduire la consommation énergétique des logements. Parmi ces mesures : l’isolation des toits et combles, le remplacement des fenêtres ainsi que l’installation de systèmes thermiques spécifiques tels que les pompes à chaleur ou les poêles à granulés.

Le Ministère du Logement justifie cette décision par des «choix de responsabilité», affirmant qu’elle permettra d’éviter une surcharge financière future. Cependant, les ménages en situation de vulnérabilité énergétique risquent de ne plus accéder à ces aides essentielles pour améliorer l’efficacité thermique de leurs logements.

Cette réduction s’inscrit dans une tendance préalablement observée avec la loi de finances 2026, qui avait déjà exclu l’isolation des murs et les chaudières à biomasse. Les critères d’éligibilité restent identiques : le logement doit être construit depuis plus de quinze ans, utilisé comme résidence principale ou loué pendant six mois, et classé en classe énergétique E, F ou G.

En 2021, près de 2,7 millions de foyers avaient bénéficié de ces aides. Face à cette évolution, des organisations spécialisées craignent que la rénovation énergétique ne devienne inaccessible pour les plus faibles, menaçant ainsi leur sécurité thermique et leur budget.