Dans une déclaration stratégique pour le procès en appel prévu le 21 septembre, l’avocat Guy Debuisson a insisté sur l’absence totale d’intention de mettre fin à la vie de Delphine, épouse de Cédric Jubillar. Ce dernier, condamné à trente ans de réclusion criminelle dans cette affaire, fait face à une réévaluation légale décisive.
« L’acte n’était pas un homicide », a précisé l’avocat, expliquant que la défense souhaite classer le cas sous le terme de « coups mortels » plutôt qu’homicide. Cette distinction est essentielle : dans ce cadre juridique, la peine maximale serait de vingt ans de réclusion criminelle contre la perpétuité imposée en cas d’homicide conjugal.
L’argument clé repose sur le fait que le code pénal français ne reconnaît pas le crime passionnel et qu’un homicide exige une intention explicite de tuer. Les deux enfants du couple ont également été impliqués dans ce combat pour réduire la durée de la peine, en soulignant l’absence d’acte prémedité.
Le procès en appel représente donc un moment critique où la défense tente de redéfinir le cadre juridique de cette affaire, évitant ainsi une peine perpétuelle pour un homme qui n’a jamais eu l’intention de mettre fin à la vie de sa femme.














