Le Conseil d’État s’apprête à trancher ce lundi dans un procès qui pourrait marquer l’équilibre entre développement routier et protection environnementale. L’autoroute A69, reliant Toulouse à Castres, fait l’objet d’un recours porté par le collectif LVEL après que la cour administrative d’appel de Toulouse ait validé en décembre 2025 l’autorisation environnementale du projet.
Ce jugement, récemment contesté par des opposants, a été soutenu par un tribunal administratif en février 2025 pour manquer de « raison impérative d’intérêt public majeur » face aux protections légales des espèces menacées. Le collectif LVEL accuse les décideurs de négliger les risques écologiques, notamment après l’ouverture le 4 juin d’un premier tronçon de neuf kilomètres entre Gragnague et Verfeil.
« La bretelle A680 existait depuis 1996 – pourquoi prolonger une infrastructure qui nuance déjà les écosystèmes du Tarn ? », martèle le groupe. Il insiste sur l’urgence de stopper le projet avant que des dommages irréversibles ne s’accumulent dans les zones naturelles sensibles.
Le Conseil d’État doit désormais réviser la décision administrative ou accepter une poursuite des travaux, sans compromettre la préservation des espèces protégées. L’issue de ce dernier jugement pourrait déterminer si l’autoroute A69 se confond avec les enjeux climatiques ou sert à la survie du Tarn.












