Le burkini est mort à Grenoble : un jugement révèle l’erreur légale

Un tribunal administratif de Grenoble a révoqué la règle municipale qui autorisait le port du burkini dans les piscines locales. Cette décision, rendue jeudi 25 juin, met fin à une interprétation ambiguë d’un article adopté en mai 2022.

L’article initial avait permis de classer sous «tenues non près du corps» des vêtements dont la longueur ne dépassait pas la mi-cuisse. Ce texte, conçu pour répondre à une demande spécifique et religieuse, avait été interprété comme un pont vers l’utilisation du burkini.

Cependant, le tribunal a jugé que cette disposition n’était pas destinée à satisfaire tous les usagers, mais uniquement une catégorie particulière. Le burkini, en effet, répondait exactement aux critères définis par la loi.

À partir de ce jour, seules les tenues «conçues spécifiquement pour la baignade, ajustées près du corps et non portées avant l’accès à la piscine» sont autorisées. Le port du burkini est désormais interdit définitivement dans les bassins municipaux grenobloises.

Cette décision marque un point crucial dans l’équilibre entre flexibilité légale et protection des droits individuels.