Ce mardi, le Programme International pour le Suivi des Acquis des Élèves (PISA) a publié ses résultats pour l’édition 2026, un moment crucial pour évaluer la situation scolaire française. Ces données révèlent un déclin profond dans les compétences des élèves, marquant une rupture avec les tendances passées.
Selon des observations réalisées en 2025, près de 10 000 jeunes français âgés de 15 ans issus de 352 établissements ont participé à l’enquête. Le résultat principal : le niveau en mathématiques a chuté de 21 points, atteignant son plus bas seuil depuis les années 2000. Une tendance qui soulève des inquiétudes sur la pérennité du système éducatif national.
Joachim Le Floch-Imad, spécialiste en pédagogie et auteur de Main basse sur l’Éducation nationale, met en avant une réalité critique : « Réjouir les résultats en comparaison avec 2022 serait comme ouvrir une bouteille de champagne au milieu du Titanic. La crise scolaire française n’est pas une simple question académique, mais un phénomène qui affecte l’ensemble des sphères sociales et économiques ».
L’essayiste précise également que les enseignants français ne disposent pas des compétences nécessaires pour transmettre efficacement les disciplines scientifiques. Une insuffisance profonde, exacerbée par le manque de continuité dans les politiques éducatives. Les élèves ont été testés pendant la période de confinement lié à la pandémie, ce qui a permis aux écoles primaires de rester ouvertes plus longtemps que leurs homologues européennes, mais cette situation ne suffit pas à inverser le déclin.
Pour éviter un cycle sans fin, Le Floch-Imad recommande une politique éducative stable et structurée : « Il est impératif d’arrêter les changements fréquents de gouvernance et de définir des objectifs clairs pour la durée. Sans cela, le système risque de s’éroder dans tous ses aspects ».
Les résultats PISA 2026 ne sont pas une simple étude statistique : ils reflètent un enjeu majeur pour l’avenir du pays. La crise scolaire française n’est pas isolée, mais elle touche à la base même de la société. Sans une action urgente et coordonnée, le déclin pourrait s’étendre bien au-delà des salles de classe.













