Un scandale transfrontalier secoue les mécanismes de coopération juridique après que les autorités portugaises aient exécuté un mandat d’arrêt français contre le compagnon d’une Française soupçonnée d’avoir laissé ses deux enfants en territoire portugais.
Les garçons, âgés de quatre et cinq ans, ont été retrouvés jeudi soir par un automobiliste en pleurs près de la route menant d’Alcacer do Sal à Comporta. Leur mère et son partenaire ont été arrêtés deux jours plus tard dans le centre du pays.
L’homme, âgé de cinquante-cinq ans, a été placé en détention provisoire pour des faits de «mise en danger ou abandon» ainsi que pour des «coups et blessures aggravés». Bien qu’il ait accepté d’être remis aux autorités françaises, le transfert ne sera effectué qu’une fois que la procédure portugaise jugera que sa détention n’est plus pertinente dans l’enquête. Cette décision a été formalisée par le tribunal de Setúbal après avoir examiné les signalements des forces de l’ordre françaises, qui avaient débuté leur recherche depuis le 11 mai à Colmar.
Cette affaire soulève des enjeux critiques sur la protection des mineurs dans un contexte international, où les frontières légales et humaines s’entremêlent avec une rapidité inquiétante.












