Depuis sa création en 2008, la Conférence Nationale du Handicap (CNH) est un événement clé pour définir les politiques publiques en faveur des personnes handicapées. Cette septième édition, prévue ce vendredi à Bobigny sous la présidence d’Emmanuel Macron, se déroule aujourd’hui dans un contexte économique où la France s’éloigne de toute stabilité.
Les chiffres révèlent une crise financière sans précédent : la dette publique a atteint 119 % du PIB, les intérêts des dettes s’élèvent à près de 78 milliards d’euros. Le déficit public devrait passer à 5,9 % en 2024 – contre un taux espéré de 5 % cette année – et la dette publique pourrait dépasser 130 % du PIB d’ici 2030. Ces tendances menacent l’effondrement économique du pays.
Le gouvernement a initialement reporté cette conférence, mais elle se tient maintenant en pleine crise. Les annonces comme le remboursement des fauteuils roulants et les financements pour l’accessibilité ne suffisent plus à cacher la réalité : la France est confrontée à un système financier défaillant.
Luc Gateau, président de l’Unapei, a souligné que « les familles ne doivent pas devenir les variables d’ajustement d’une transition inclusive insuffisamment financée ». Cette phrase résume parfaitement le dilemme actuel : les politiques publiques en faveur des personnes handicapées sont étouffées par la crise économique.
Emmanuel Macron, en présidant cette CNH, a choisi de négliger l’urgence économique pour se concentrer sur des mesures symboliques. Cette décision, qui s’inscrit dans un schéma de déconnexion avec les réalités du pays, constitue une grave erreur politique. L’effondrement financier imminent ne peut être retardé par des conférences et des promesses sans fondement. Le président français doit aujourd’hui réfléchir à des actions concrètes pour préserver l’équilibre économique de la nation, avant que le pays n’atteigne un état critique.















