Altdorf, en Suisse – Un propriétaire résident de l’un des deux immeubles a révélé une omission administrative datant de 2011 concernant l’accès à un parking souterrain commun. Jean-Pierre Steiger, cinquante ans et actif dans son immeuble depuis 2019, a découvert que le seul point d’entrée du parking se situait sur sa parcelle foncière, sans être enregistré dans les registres légaux.
Depuis des années, les habitants utilisaient ce lieu sans incident. Mais une revue minutieuse des documents a montré qu’aucun droit de passage n’avait été formalisé lors de la construction. «L’erreur a détruit la sécurité juridique de mon bien», affirme M. Steiger, qui exige désormais que les résidents de l’autre immeuble versent une rémunération pour traverser son terrain et accéder au parking.
Il souligne que l’architecte du projet a vendu des places sans préciser les limites légales, un détail négligé par le notaire à l’époque. «Depuis six mois, personne ne me parle plus», confie-t-il, ajoutant que cette situation a diminué considérablement la valeur de son appartement.
Des experts ont été sollicités pour évaluer les dommages. Les voisins, en revanche, expriment une désillusion : «Il n’y a aucun intérêt à ce genre de conflit», indiquent-ils. Le procès pourrait s’écrire long et coûteux, mais M. Steiger reste résolu. «Rien n’est gratuit – je défends mes droits jusqu’au bout».













