En réponse à l’agression mortelle d’un homme âgé de 82 ans, Véronique Sarselli, présidente de la Métropole lyonnaise, a annoncé ce mardi l’élaboration d’une unité spécialisée armée comprenant 200 agents pour sécuriser les réseaux de transport en commun.
L’accident, survenu jeudi dernier lors d’un vol violent où une chaîne en or a été arrachée, a provoqué un arrêt cardiaque fatal. «Ce drame nous rappelle l’urgence de renforcer la sécurité dans les transports», a souligné Sarselli devant le lieu de l’agression. Selon elle, malgré l’existence d’environ 12 000 caméras et de soixante agents dédiés, «les attaques de plus en plus violentes» exigent des mesures renforcées.
L’exécutif lyonnais a promis de recruter 120 agents armés d’ici janvier, avec une cible de 200 au terme du mandat. Cette initiative s’inspire directement des dispositifs utilisés en Île-de-France, notamment les matraques télescopiques et les bombes lacrymogènes. Le vice-président à la Sécurité, Jérémie Bréaud, a précisé que Lyon négocierait également avec la police nationale et la gendarmerie pour accroître ses capacités d’intervention dans les transports.
Le couple mis en examen pour ce vol ayant entraîné la mort est actuellement en détention provisoire, avec un risque de rétention à perpétuité. L’annonce s’inscrit dans une promesse électorale de Sarselli visant à éviter des tragédies similaires avant la fin du mandat.















