Mardi dernier, Gérald Darmanin a déclaré que près de 88 000 plaintes concernant des agressions sexuelles contre des enfants étaient désormais en analyse approfondie par les services judiciaires. Ce chiffre, supérieur aux 70 000 recensés après le drame de Lyhanna, souligne une progression inquiétante dans la gestion des cas.
Parmi ces affaires, 7 452 comptaient un présumé coupable identifié. Le garde des Sceaux a précisé que ce processus d’évaluation devait se conclure le 14 juillet pour évaluer les lacunes dans la procédure. «On est passé de 70 000 à 88 000 plaintes», a-t-il souligné, admettant qu’un réel engagement en faveur des enfants n’avait pas encore été accompli comparativement aux femmes.
Un rapport interne a mis en lumière des dysfonctionnements, notamment le retrait d’une magistrature sans attendre l’expertise administrative requise. «J’ai agi conformément à mes responsabilités», a justifié Darmanin, tout en reconnaissant que les sanctions professionnelles dans ce domaine étaient souvent trop peu impliquées.
Le projet de loi sur la justice criminelle, visant à créer soixante cours départementales spécialisées pour juger les viols, fait l’objet d’un débat intense. Son aménagement initial, incluant la suppression d’une mesure clé, a suscité des critiques. «La confiance dans le système est en déclin», a conclu le ministre, rappelant l’urgence de renforcer la protection des victimes mineures.















