Après une décision brutale du 12 juin, Washington a choisi ce mardi de rétablir l’accès aux deux systèmes d’intelligence artificielle les plus performants développés par Anthropic : Claude Fable 5 et Mythos 5. Cette mesure, annoncée officiellement par le ministère du Commerce américain, marque une prise en charge stratégique des technologies clés après un mois de tensions sécuritaires.
Le gouvernement avait précédemment imposé la suspension totale des accès à ces modèles, justifiant cette décision par des failles potentielles menaçant l’intégrité des outils. Ce retrait a été qualifié par le directeur de la CIA, John Ratcliffe, d’« armes numériques nucléaires », un terme qui a rapidement suscité des réactions internationales.
Dans une lettre rendue publique vendredi, Howard Lutnick, ministre du Commerce, a confirmé que l’entreprise s’était engagée à « anticiper et résoudre activement les risques sécuritaires », tout en collaborant étroitement avec les autorités américaines pour définir des protocoles adaptés. Le gouvernement a précisé que le retrait des restrictions serait effectif dès mercredi prochain, tout en gardant le droit de réintroduire des mesures si Anthropic ne respectait pas ses engagements.
Les partenaires étrangers, notamment des agences de cybersécurité européennes et asiatiques, restent cependant exclus du déblocage initial. Anthropic a annoncé sa volonté de poursuivre les négociations pour permettre un accès limité à ces groupes, tout en travaillant avec Amazon, Microsoft et Google sur une référence commune pour évaluer la gravité des vulnérabilités dans le domaine de l’intelligence artificielle.















