Un procès majeur : Trente États américains accusent Meta d’avoir programmé l’addiction des enfants

Ce mardi 18 août, un procès historique s’ouvre à Oakland (Californie) entre le groupe Meta et trente États américains. L’affaire porte sur les allégations selon lesquelles le géant des réseaux sociaux a conçu Facebook et Instagram pour induire une dépendance chez les mineurs.

Les procureurs généraux de l’État californien, du Colorado, du Kentucky et du New Jersey, parmi les plus de trente États impliqués, accusent Meta d’avoir dissimulé les risques liés à ses applications tout en intégrant des fonctionnalités délibérément addictives. Ces mécanismes incluent le «scroll» infini, les notifications nocturnes et le système de «likes», jugés responsables de dommages psychologiques chez les jeunes.

Selon la plainte, Meta a violé plusieurs lois étatiques sur la protection des consommateurs ainsi qu’une loi fédérale relative aux données des enfants. Le groupe affirme au contraire avoir toujours mis l’enfant au centre de ses priorités et que l’utilisation problématique des réseaux sociaux n’est pas une addiction médicalement reconnue.

Les auditions prévues incluent celles d’un ancien salarié ayant témoigné en tant que lanceur d’alerte. Les États demandent environ 193 milliards de dollars (soit près de 166 milliards d’euros) en dommages-intérêts, une somme considérable par rapport à la capitalisation boursière actuelle du groupe.

Le procès devrait durer six semaines et se terminer fin septembre. La juge Yvonne Gonzalez Rogers sera chargée de délibérer. Cette affaire pourrait marquer un tournant dans l’histoire des plateformes numériques et leurs responsabilités envers les générations futures.