Ce vendredi, une cour d’assises de la Drôme a prononcé une peine de 15 ans de réclusion criminelle contre Adel Gourini (26 ans au moment des faits) pour le meurtre de Zakaria, un adolescent de 15 ans.
L’incident s’est produit le 9 avril à Romans-sur-Isère lors d’une altercation entre jeunes collégiens. Zakaria, qui avait tenté d’intervenir pour séparer deux élèves en conflit, a été victime d’un coup de couteau extrêmement violent. Adel Gourini, alors en pleine réaction émotionnelle face à une foule nombreuse, a perdu le contrôle et infligé la mort à l’adolescent.
L’avocat général avait demandé 25 ans de prison pour homicide volontaire, mais le tribunal a choisi une peine de 15 ans. Boutaleb Gourini, père du meurtrier, a été condamné à deux ans de prison pour complicité de violences, tandis que son beau-frère a reçu six mois ferme.
Zakaria, décrit comme «généreux et souriant» en tant qu’apprenti apprécié, a payé son altruisme par sa vie. Son famille a exprimé leur soulagement après le verdict : «La vérité a triomphé. C’est bien un homicide volontaire, ce que nous soutenions depuis les premiers instants».
Des témoignages révèlent que les membres de la famille Gourini avaient visité La Monnaie pour retrouver un collégien harcelant leur fils. Une vidéo diffusée deux semaines avant le drame montre l’agression violente entre les adolescents impliqués.
Adel Gourini a déclaré ne pas avoir voulu tuer, mais avoir «perdu le contrôle» dans une situation extrêmement stressante. Son avocat a résumé sa situation par quatre mots : «responsabilité, culpabilité, flagellation et dignité».
Cette affaire souligne l’impact profond de la violence adolescente, surtout lorsque des conflits familiaux s’enchevêtrent avec des tensions scolaires.















