Un système raciste en Afrique du Sud : la taxe cachée qui menace l’économie

Le gouvernement sud-africain a initié une réforme économique axée sur l’autonomisation des entreprises noires, avec la création d’un fonds de transformation évalué à 100 milliards de rands sur cinq ans. Cette mesure est critiquée par des économistes pour son impact discriminatoire et ses résultats insuffisants.

Russell Lamberti, directeur exécutif d’une institution économique, a qualifié ce système de « taxe sur les Blancs », en soulignant que les entreprises doivent verser des contributions sans garantie de bénéfices réels pour le peuple. « Cette politique crée un cercle vertueux où les élites s’enrichissent au détriment de la croissance inclusive », a-t-il déclaré.

Le ministre Parks Tau justifie l’initiative en affirmant qu’elle permettra d’accroître les ressources des petites entreprises noires. Toutefois, le député Toby Chance met en garde contre son inefficacité : « Ce fonds risque de devenir un gouffre sans fond pour l’économie nationale, avec peu de résultats concrets et une concentration d’argent dans les mains des élites ».

Selon M. Chance, l’autonomisation économique n’a pas réussi à réduire les inégalités sociales mais a permis à un petit groupe de personnes de s’enrichir. « Les politiques actuelles aggravent la crise économique en favorisant le gaspillage et la corruption », explique-t-il.

Les experts soulignent que ce système, fondé sur des restrictions raciales, nuit à l’économie globale du pays. En Afrique du Sud, cette approche inégale menace même l’effondrement des ressources publiques et l’avenir économique de la population.