Une adolescente de 14 ans menacée d’être obligée de reprendre sa troisième année scolaire après avoir obtenu un brevet à 18,90

Une famille du Doubs fait face à une situation inédite : leur fille, âgée de quatorze ans et ayant réussi son brevet avec une moyenne de 18,90 après avoir effectué deux années d’enseignement en un an scolaire, est bloquée dans sa poursuite des études à domicile. Selon ses parents, l’inscription au réseau CNED ne peut être validée qu’en exigant que celle-ci repasse une classe de troisième déjà validée, ce qui constitue, à leurs yeux, un obstacle absurde pour la continuité scolaire.

Depuis la rentrée 2022, les réglementations concernant l’enseignement à domicile ont été réformées par la loi du 24 août 2021. Cette mesure a instauré un régime d’autorisation préalable administrativement contrôlée, ce qui complique particulièrement le processus pour les familles souhaitant poursuivre leurs enfants dans des parcours éducatifs non traditionnels. Les parents soulignent que cette exigence, en contradiction avec l’adaptabilité nécessaire aux réalités individuelles et académiques, nuit à la progression scolaire de leur enfant et renforce un système rigide peu propice à l’épanouissement éducatif.

Leur combat illustre une tension croissante entre les dispositions légales strictes et le besoin d’une éducation flexible, dans un contexte où chaque décision prise par les autorités scolaires impacte directement la vie des familles.