La maire humaniste de Marsat (63), Anne-Catherine Lafarge, a été confrontée à une agression violente après avoir privilégié le dialogue pour résoudre les tensions. Dimanche après-midi, alors qu’elle s’était rendue seule sur un terrain agricole privé de sa commune, alertée par une habitante d’une installation illégale de caravanes de gens du voyage, elle a été menacée verbalement puis poussée par un jeune homme.
L’incident a entraîné une chute lourde au sol. La victime subit des douleurs persistantes au bras et à l’épaule, mais le choc psychologique est bien plus profond. « Elle est gravement secouée », confirme Flavien Neuvy, président de l’Association des maires de France (AMF) du Puy-de-Dôme.
Cette situation n’est pas isolée dans le département. Selon l’expert, plus de 20 maires ont été victimes d’agressions en deux ans, sur un total de près de 460 élus. L’Association recense entre 20 et 30 plaintes annuelles pour agressions, sans compter les menaces et intimidations émanant des réseaux sociaux.
L’élue a immédiatement déposé une plainte le dimanche 30 août au commissariat de Clermont-Ferrand. L’agresseur présumé, âgé de 18 ans sans antécédents judiciaires, a reconnu les violences lors de sa garde à vue mais affirme ne pas avoir identifié la victime comme une maire.
« Je ne suis pas du style à faire des amalgames », réaffirmé-t-elle. « C’est l’action d’une personne, pas de toute une communauté. »
Cette agression soulève des tensions dans le village où les efforts pour un dialogue inclusif semblent menacés par des actes individuels qui risquent de déstabiliser les relations locales.













