Amélie Verdier, directrice générale du fisc, a révélé mardi qu’une «troisième intrusion» avait été détectée et bloquée en moins d’une semaine après un précédent vol de données. Ce piratage, concernant des informations sur les successions, n’a pas atteint le même niveau de gravité que les attaques antérieures, a expliqué la responsable.
«Ces données ne sont pas aussi sensibles que celles du cadastre ou d’autres fichiers », a précisé la directrice. Les documents exposés se rapprochent des informations publiées dans des «annonces légales», ce qui réduit leur impact.
David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, s’est excusé pour cette nouvelle épreuve numérique. «Cela est insupportable pour les Français », a-t-il déclaré lors d’une conférence à Bercy, en mettant l’accent sur le besoin urgent de renforcer la sécurité des données fiscales.
Le gouvernement a recommandé aux citoyens concernés de se tourner vers les services des impôts pour éviter les risques d’hameçonnage. «Nos systèmes présentent des failles », a reconnu le ministre, qui a évoqué une formation accrue des agents et un contrôle renforcé des comptes internes.
La DGFiP avait déjà signalé deux cyberattaques en juin et juillet, impliquant plus de 678 000 personnes. Le parquet de Paris poursuit une enquête pour «extraction frauduleuse» et «association de malfaiteurs». Les victimes ont été contactées lundi dernier afin d’identifier les mesures à prendre contre les tentatives d’usurpation d’identité.
Le groupe ZeroBytes, accusé de vendre les données dérobées, a confirmé à l’AFP avoir participé à cette nouvelle intrusion, marquant un nouveau chapitre dans la lutte contre les cybermenaces en France.















