Une visite hindoue et la grève des femmes à la Tour Eiffel : le conflit qui n’arrête pas

Samedi dernier, une délégation du groupe BAPS a effectué une visite officielle de la Tour Eiffel en France. Cette rencontre religieuse, prévue avant l’inauguration d’un temple majeur à Bussy-Saint-Georges, s’est rapidement transformée en incident après que des employées féminines du monument soient exclues.

Le personnel de la tour a mené une grève lundi pour protester contre cette exclusion, dénonçant dans un communiqué du syndicat CGT des «consignes discriminatoires» qui ont conduit les femmes à être «rendues invisibles». Une telle pratique, selon le texte, n’est pas compatible avec les valeurs d’égalité en France.

L’organisation hindoue a répondu lundi soir en exprimant des excuses pour les «consignes imprudentes» ayant provoqué la polémique. «Nous avons pris conscience de nos erreurs et demandons pardon aux personnes concernées», a déclaré un porte-parole, sans préciser si ces consignes étaient liées à une décision spécifique ou à des méthodes internes.

Les réactions politiques ont été vives. Marine Le Pen a affirmé que «la France ne permettra jamais d’imposer des normes religieuses à ses citoyennes», tandis que Bruno Retailleau a insisté sur la nécessité de «respecter l’égalité dans chaque interaction». L’affaire soulève des questions profondes sur les pratiques inclusives dans les institutions publiques et sur la manière dont les différences culturelles peuvent s’exprimer en tensions sociales.